Publicité et obésité infantile: un lien étroit

En France, la publicité télévisuelle alimentaire tient un rôle important dans la croissance de l'obésité infantile. Des années de marketing9 ont modifié le comportement alimentaire chez les Français et plus particulièrement chez les enfants. En effet, prenons l'exemple de la chaîne TF1, pendant ses programmes jeunesse de 9h à 12h, 80 spots sont diffusés dont la moitié concerne l'alimentation. De plus les enfants sont naturellement attirés par les goûts sucrés et sont plus sensibles face aux sollicitations publicitaires.

 

Suite à l'augmentation de l'obésité infantile et au nombre démesuré de publicités alimentaires, la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot a décidé de prendre de nouvelles mesures qui visent à lutter contre l'obésité et à améliorer la nutrition en France en supprimant la publicité de certains aliments pendant les programmes jeunesse et en obligeant les enseignes de la grande distribution à ne plus proposer de confiseries autour des caisses. Depuis le 1er mars 2007, des messages sanitaires accompagnant les publicités de l'industrie agro-aliemntaire sont diffusés : "Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé" ou encore "Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour"...

Ces recommandation ont été bien accueillis par 87% des Français, et par 74% des enfants, malgré que 24% des obèses ont perçu ces messages commes culpabilisants, d'après une étude réalisée par l'Inpes10 .

     

D'autres études ont étés réalisées, l'une d'elles, rélisée entre le 1er et 17 octobre 2007, montre que sur 400 enfants interrogés, 47% disent que "les publicités leur donnent envie de manger ou de boire". Ils sont 62% à demander à leur parents d'acheter des produits vus à la télévision et 91% d'entre eux déclarent obtenir ce qu'ils veulent. Les enfants ont pris la mauvaise habitude de surconsommer des aliments trop riches en sucres ou en gras.

 

    Par ailleurs, une autre étude démontre que lors des quarantes dernières années, des changements de consommation ont eu lieu :
    -la consommation de chocolat et de confiseries a été multipliée par deux

    -la consommation des boissons sucrées a été multipliée par trois

    -la consommation des produits laitiers a été multipliée par huit

    De plus, sur 297 spots alimentaires destinés aux enfants la CLCV11 a relevé que 85% des céréles montrées faisaient parti des plus grasses ou des plus sucrées. De même pour 75% des yaourts alors que les spots pour les fruits et légumes ne représentent que 1% de l'espace publicitaire. La majorité des publicités alimentaires porte sur des aliments qui n'ont pas d'interêts nutrionnels et qui, donc, contribuent à un déséquilibre alimentaire.

 

Cet acharnement publicitaire contribua à la progression de l'obésité et, par conséquence, du diabète infantile. Ces publicités ont un impact sur les préférences alimentaires et sur le comportement d'achat et de consommations des enfants en France. Malgré les mesures prises par la Ministre de la Santé, cet acharnement n'est pas prêt de cesser et l'influence de la publicité est toujours indemme. La génétique est aussi un facteur très important pour le développement de l'obésité.

 

 

3.jpg

 


 

Veuillez cliquer ici pour accéder à la deuxième partie.

Ajouter un commentaire